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Le nombre de victimes de la route découlant d’un accident contre un obstacle en bordure de route représente 30 % du nombre total des accidents mortels survenus en 2018 (données les plus récentes). «  Il s’agit d’une augmentation de 3 % par rapport à l’année précédente, alors que le nombre total de morts est en baisse ». C’est ce que dénonce l’organisation de mobilité Touring.

« Investir dans des routes plus sûres a ici tout son sens. La mortalité sur les routes ne doit pas uniquement être résolue par la sensibilisation, le contrôle et la répression.  Les conséquences de ces accidents doivent également être prises en compte afin d’anticiper d’autres drames sur nos routes. »

Les accidents contre des obstacles situés en dehors de la route se retrouvent en première place des conséquences lourdes et fatales de la circulation, et ce, avant les accidents latéraux aux carrefours et les collisions frontales. « Le nombre de blessés graves, suite à une collision avec un obstacle se trouvant le long de la route, s’élève à 15 % du nombre total de ces mêmes blessés graves. Plus grave encore, on ne constate pas de diminution ni de modification ces dernières années. Les arbres et les poteaux d’éclairage sortent du lot, suivis des accidents contre des rails de sécurité. »

Des routes plus sûres

L’adaptation des infrastructures pourrait donc diminuer le nombre d’accidents graves. Elle peut se faire au moyen des technologies actuelles telles que les poteaux absorbeurs de chocs et les glissières de sécurité fermées, autour des arbres et des constructions, aux endroits dangereux.

Ces adaptations sont faciles à trouver à partir du moment où une analyse sérieuse des accidents existe. Pour Touring, cette tâche incombe aux Régions. Touring demande que les nouvelles routes ou les routes en rénovation soient aménagées sur base d’un vade-mecum. « Mais il faut également penser aux usagers faibles. En tant qu’organisation de mobilité nous luttons aussi pour des infrastructures sûres pour les cyclistes et piétons. »

En outre, les villes et communes, qui gèrent la plus grande partie de notre réseau routier, doivent également être consultées, conclut Touring.