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Gouvernement flamand diminuera la vitesse maximale sur le Ring de Bruxelles

par | Déc 9, 2019 | Mobilité, Opinion

Par Stijn Blanckaert, porte-parole Freesponsible

Le nouveau plan flamand pour le climat, dans lequel la Flandre vise une réduction de 32,6% des émissions de CO2 d’ici 2030, indique que l’une des mesures avec lesquelles le Gouvernement flamand veut atteindre cet objectif est de réduire la vitesse maximale sur le périphérique de Bruxelles. Le ring est principalement située sur le territoire flamand, ce qui signifie que le gouvernement flamand peut introduire cette mesure.

Aujourd’hui, il est permis de rouler jusqu’à 120 km/h sur le ring de Bruxelles. Le gouvernement prévoit de réduire la vitesse maximale à 100 km/h, comme c’est déjà le cas sur le ring d’Anvers.

Freesponsible s’oppose à cette mesure jugée inutile. Tout d’abord, des voitures polluent quand elles sont à l’arrêt et coincées dans les embouteillages. Parce que plus ils mettent du temps à terminer leur voyage, plus ils polluent à cet endroit particulier. Réduire la vitesse maximale et augmenter le temps de rotation n’améliorera pas la situation. 

En tout état de cause, il est rarement possible de rouler à 100 km/h sur le ring, parce qu’il est presque continuellement saturé, notamment en raison des innombrables camions en transit, qui circulent tous le jour au lieu de la nuit, quand il n’y a pas autant de voitures…

Le Gouvernement flamand dit que cette réduction de vitesse se traduise par « moins de poussière fine, moins de bruit et plus de sécurité routière ». Un point qui n’a aucun sens. Les camions ne roulent jamais à plus de 90 km/h et en abaissant le maximum à 100 km/h, ils ne polluent pas moins, ne font pas moins de bruit et n’offrent pas plus de sécurité. Comme la vitesse moyenne sur ce périphérique est aujourd’hui d’à peine 60 ou 70 km/h, l’abaissement de la limite de vitesse à 100 km/h n’aura aucun effet.

Freesponsible regrettes de constater que tous les plans des gouvernements sont toujours synonymes d’interdiction, de découragement, de taxation et de perte d’attrait. Quel politicien défendra l’automobiliste qui, avec près de 20 milliards d’euros par an, veille déjà à ce que le budget ne déraille pas encore plus aujourd’hui ?