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Par Stijn Blanckaert, Porte-parole Freesponsible

Aujourd’hui encore, le 11 mai, alors que le confinement a été assoupli et que les magasins ont pu rouvrir, plusieurs membres du personnel de la STIB ont pensé que ce serait une bonne idée de faire grève. Selon dhnet.be, 22 des 46 lignes de bus à Bruxelles ne sont actuellement pas desservies. De cette façon, le personnel des transports publics risque de devenir le fossoyeur de ces mêmes transports publics. 

Même si nombreux hommes politiques aimeraient voir les choses différemment, les transports publics tels qu’ils sont organisés aujourd’hui ne sont pas une solution pour tout le monde, ce qui est prouvé une fois de plus aujourd’hui. Alors que le gouvernement bruxellois pensait qu’il serait bon de réduire le nombre de voies sur les principaux axes de Bruxelles afin de donner plus d’espace aux cyclistes, et de limiter la vitesse dans tout le pentagone bruxellois à 20 km/h maximum. Selon ces politiciens, les transports publics, en plus du vélo, seraient la parfaite alternative à la voiture.

Aujourd’hui, il semble que les transports publics à Bruxelles ne participent pas, ne laissant que le vélo ou les jambes. Mais ces deux dernières ne sont pas une solution pour tout le monde. Dans le cas de distances trop longues, pour les personnes qui ont des difficultés à marcher, qui doivent transporter des choses, qui ne sont pas en condition physique ou qui doivent ensuite emprunter d’autres itinéraires (plus longs), le bus, le métro ou le tramway ne sont pas une solution adéquate, et certainement pas tant qu’il n’y a pas de parkings périphériques gratuits autour des villes avec un service de navette garanti vers le centre-ville.

La grève d’aujourd’hui – même si, selon la STIB, elle n’est pas soutenue par les syndicats – est une nouvelle preuve que nous ne pouvons pas nous passer de la mobilité individuelle, ne serait-ce que pour faire face aux aléas des employés mécontents des transports publics. Pour Freesponsible, une chose est claire : sans mobilité individuelle (lire : la voiture), la vie économique s’arrête. Est-ce cela que veut le gouvernement ?